Directive 2014/59/EU : Bank Recovery and Resolution Directive (BRRD)

Les banques peuvent maintenant vous voler votre argent en toute légalité !

À partir de ce 01er janvier 2016, la transposition, dans chaque pays de l'Union européenne, de la directive européenne 2014/59/EU appelée communément Bank Recovery and Resolution Directive (BRRD) et dont le nom officiel est The Directive on the Recovery and Resolution of Credit Institutions and Investment Firms permet maintenant aux banques de vous voler votre argent en toute légalité !

La Commission européenne a expliqué qu'il s'agissait d'une mesure permettant de restructurer les banques au bord de la faillite sans que le contribuable ne soit sollicité. Exprimé comme cela, cette directive européenne a l'air plutôt rassurante. Mais qu'en est-il réellement ?

 

On se souvient qu'en 2013 l'Union européenne a imposé à Chypre un « plan de sauvetage » qui incluait une ponction sur les tous les comptes bancaires ! Eh bien, c'est de ça qu'il s'agit ! La BRRD prévoit qu'en cas de faillite une banque pourra tout simplement, en toute légalité, puiser dans les comptes de ses clients ! On mesure donc toute la dimension mensongère de l'explication fournie par la Commission européenne : vous ne serez donc pas spolié à titre de contribuable mais bien à titre d'épargnant ! Quoi qu'il en soit, la loi permet maintenant aux banques de procéder légalement au renflouement interne, plus connu, américanisation des cerveaux oblige, sous le nom anglais de bail-in, ce qui signifie que votre banque peut désormais s'approprier, prendre, voler votre argent qui est, pour le moment, sur votre compte bancaire !

 

Y a-t-il des garanties ?

 

Il a été sous-entendu que seuls les comptes de plus de 100.000 euros risquaient d'être touchés concrètement car les dépôts bancaires jusqu'à 100.000 euros, par déposant et par établissement, seraient garantis. Cette prétendue garantie tient du mythe. Tout d'abord, rien n'empêche les gros déposants d'ouvrir plusieurs comptes dans plusieurs établissements afin de ne pas dépasser la prétendue limite des 100.000 euros. Ensuite, quand bien même ne toucherait-on pas, dans un premier temps, aux dépôts de moins de 100.000 euros, qu'adviendrait-il si, ce qui est on ne peut plus probable, les sommes collectées ne suffisaient pas à renflouer l'établissement bancaire ? La réponse est évidente : il faudra bien ponctionner les autres comptes, le vôtre donc. On vous expliquera qu'il vaut mieux « dans votre intérêt » que vous perdiez 10 ou 20 % de votre dépôt plutôt que la totalité si la banque faisait faillite. Et si jamais la loi ne permettra pas, à ce moment-là, de toucher aux dépôts de moins de 100.000 euros, qu'à cela ne tienne ! Une petite correction législative permettra ce qui la veille ne l'était pas.

 

Comme l'a écrit Charles Gave dans son livre Libéral mais non coupable :

« Les crises financières ont, en pratique, beaucoup à voir avec la pêche à l’explosif. Quand une grenade explose en profondeur, on voit d’abord remonter, le ventre à l’air, les plus petits poissons. C’est seulement au bout d’un certain temps que l’on voit remonter les baleines ! »

 

Quel est le risque ?

 

Les banques sont dans un état de fragilité systémique : il fut un temps, pas si lointain, où une banque ne pouvait pas prêter plus de 12 fois ses fonds propres. C'était déjà un système totalement abusif. Aujourd'hui, pour la plupart des banques, ce rapport a littéralement explosé : elles prêtent plus de 40 fois ce qu'elles détiennent en fonds propres.

 

Dans la mesure où plus de 70 % des banques européennes sont en état de quasi-faillite depuis au moins deux ans, le terme « risque » est en réalité un doux euphémisme que seuls les naïfs ou les menteurs utiliseront encore.

 

Et au-delà de ces données numériques parfois peut-être difficiles à interpréter pour les non-initiés, le simple fait qu'ait été gravée dans le marbre de la loi, rappelons-le par le truchement de la transposition d'une directive européenne, qu'ait été gravée, donc, dans le marbre de la loi l'autorisation faite aux banques de se renflouer sur le dos de leurs clients indique bien qu'un tel événement est fermement attendu pour ne pas dire planifié.

 

Que faire ?

 

La conclusion à en tirer est on ne peut plus simple : il faut sortir de l'Union européenne par la mise en œuvre de l'article 50 du traité sur l'Union européenne qui prévoit qu'un pays peut déclarer unilatéralement sa sortie de l'Union européenne.

 

Sortir de l'Union européenne est la seule façon de rendre à la Belgique la possibilité de décider par elle-même des lois qu'elle veut, ou non, adopter. Cela permettra, par exemple, d'abroger cette scandaleuse loi qui autorise désormais les banques à spolier leurs clients, c'est-à-dire chacun de nous.

 

Et en attendant ?

 

Dans la mesure où une telle spoliation pourrait avoir lieu du jour au lendemain et, qu'à partir du moment où l'annonce en sera faite, probablement un vendredi après-midi, vous n'aurez plus aucun recours ni moyen d'action car les bureaux de banque seront fermés et les distributeurs de billets rendus hors service, il n'y a qu'une solution : retirer votre argent des banques sans délai car, quand le couperet tombera, il sera trop tard...

 

 

Mike Werbrouck

Président fondateur du MIB

 

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