La mise en garde du Président Dwight Eisenhower contre le complexe militaro-industriel

 

Dwight Eisenhower (1890-1969) fut un citoyen états-unien de tout premier rang :

 

• Durant la Seconde Guerre mondiale, il fut  commandant en chef des Forces alliées en Europe.

• Le 20 décembre 1944, il fut promu au grade prestigieux de «_General of the Army », traduit en français par «_Général de l'Armée » et plus connu sous le nom de « Général cinq étoiles ». Depuis la création de l'US Army, le 14 juin 1775, ce grade prestigieux et très rare, qui n'est pas attribué pour le moment, ne fut porté que par huit hommes.

• De 1945 à 1948, il fut chef d'État-Major général des Forces armées des États-Unis.

• De 1951 à 1952, il fut commandant suprême des forces alliées en Europe.

• Élu triomphalement deux fois par une écrasante majorité des électeurs, il fut, de 1953 à 1961, le 34e président des États-Unis d'Amérique.

• C'est son visage qui fut choisi pour orner l'avers de la pièce d'un dollar en argent qui commémore le bicentenaire de l'indépendance des États-Unis d'Amérique.

 

                                    Dwight Eisenhower

 

 

Le 17 janvier 1961, Dwight Eisenhower prononça son célèbre discours de fin de mandat, discours dans lequel il met en garde ses concitoyens contre le complexe militaro-industriel.

 

Dwight Eisenhower, le 17 janvier 1961

 

Voici ce que déclarait Dwight Eisenhower :

 

« 00'23'' : Good evening, my fellow Americans.

[...]

02'37'' : We now stand ten years past the midpoint of a century that has witnessed four major wars among great nations.

[...]

07'19'' : Until the latest of our world conflicts, the United States had no armaments industry. American makers of plowshares could, with time and as required, make swords as well. But we can no longer risk emergency improvisation of national defense; we have been compelled to create a permanent armaments industry of vast proportions. Added to this, three and a half million men and women are directly engaged in the defense establishment. We annually spend on military security alone more than the net income of all United States Corporations.

 

This conjunction of an immense military establishment and a large arms industry is new in the American experience. The total influence - economic, political, even spiritual - is felt in every city, every State house, every office of the Federal government. We recognize the imperative need for this development. Yet we must not fail to comprehend its grave implications. Our toil, resources and livelihood are all involved; so is the very structure of our society.

 

In the Councils of government, we must guard against the acquisition of unwarranted influence, whether sought or unsought, by the military-industrial complex. The potential for the disastrous rise of misplaced power exists and will persist.

 

We must never let the weight of this combination endanger our liberties or democratic processes. We should take nothing for granted. Only an alert and knowledgeable citizenry can compel the proper meshing of the huge industrial and military machinery of defense with our peaceful methods and goals, so that security and liberty may prosper together. 09'25''

[...] »

 

 

Ce qui signifie en français :

 

« Bonsoir, mes compatriotes américains.

[...]

Nous sommes maintenant dix ans après le milieu d'un siècle qui a été témoin de quatre guerres majeures entre de grandes nations.

[...]

Jusqu'au dernier de nos conflits mondiaux, les États-Unis n'avaient pas d'industrie d'armement. Les fabricants américains de socs pouvaient, avec du temps et à la demande, produire également des épées. Mais nous ne pouvons plus prendre le risque d'une improvisation d'urgence de la défense nationale ; nous avons été contraints de créer une industrie d'armement permanente de grande ampleur. En plus de cela, trois millions et demi d'hommes et de femmes sont directement engagés dans les effectifs militaires. Nous dépensons annuellement rien que pour notre sécurité militaire plus que le revenu net de toutes les compagnies des États-Unis.

 

Cette conjonction d'une immense institution militaire et d'une grande industrie d'armement est nouvelle dans l'expérience américaine. L'influence totale - économique, politique, voire spirituelle - se fait sentir dans chaque ville, chaque capitole des États-Unis, chaque bureau du gouvernement fédéral. Nous reconnaissons le besoin impératif de ce développement. Cependant, il ne nous est pas permis de ne pas comprendre ses graves implications. Notre labeur, nos ressources et nos moyens d'existence sont tous impliqués ; ainsi que la structure même de notre société.

 

Dans les Conseils du gouvernement, nous devons nous prémunir contre l'acquisition d'une influence injustifiée, qu'elle soit recherchée ou non, par le complexe militaro-industriel. Le potentiel de l'avènement désastreux d'un pouvoir mal placé existe et persistera.

 

Nous ne pouvons jamais laisser le poids de cette combinaison mettre en danger nos libertés ou nos processus démocratiques. Nous ne devrions rien considérer comme étant acquis. Seule une citoyenneté vigilante et bien informée peut forcer le bon maillage de l'immense machinerie industrielle et militaire de la défense avec nos méthodes et objectifs pacifiques, afin que la sécurité et la liberté puissent prospérer ensemble. »

 

 

Un discours à méditer et plus que jamais d'actualité...

 

Que faire ?

 

N'oublions jamais la mise en garde du président Dwight Eisenhower à propos du complexe militaro-industriel.

N'oublions jamais que le plus grand ennemi du complexe militaro-industriel est la paix.

 

La Belgique doit refuser de se livrer à l'escalade belliciste à laquelle la pousse le complexe militaro-industriel par le biais de l'OTAN et de l'Union européenne qui ne sont que des instruments de l'Empire états-unien, lui-même étant contrôlé par l'oligarchie financière et industrielle. Pour ce faire, la Belgique doit recouvrer son indépendance diplomatique et militaire, ce qui ne peut être réalisé que d'une seule façon :

 

• non seulement sortir de l'OTAN par la mise en œuvre de l'article 13 du Traité de l'Atlantique Nord ;

• mais encore sortir de l'Union européenne par la mise en œuvre de l'article 50 du traité sur l'Union européenne étant donné que l'article 42 du TUE place la politique étrangère et la politique militaire de l'Union européenne sous la tutelle de l'OTAN.

 

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Mike Werbrouck

Président fondateur du MIB

 

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