Assassinat de Jo Cox et Brexit : la mise en garde prémonitoire de François Asselineau

 

Je vous invite fort vivement à regarder cette vidéo de François Asselineau qui reprend, entre autres, un extrait d'un entretien qu'il a accordé à Radio Sputnik il y a huit jours, le jeudi 09 juin 2016, entretien qui a été publié sur le site de l'UPR le surlendemain, le 11 juin.

Cette vidéo fait partie d'un bref article publié aujourd'hui sur le site de l'UPR et que je vous invite, de nouveau fort vivement, à lire.

 

Vous pouvez entendre, dans cette vidéo, entre 02'44'' et 02'57'', François Asselineau dire :

 

"Je serais un des plus ardents partisans du camp du "Oui" au Royaume-Uni, je prendrais des gardes du corps parce que, vous comprenez, si, évidemment, s'il y avait un attentat ou s'il y avait quelque chose comme ça qui se passait au Royaume-Uni..."

 

Il est tout à fait remarquable que, depuis sa création, il y a un peu plus de neuf ans, le 25 mars 2007, l'UPR ne s'est jamais trompée dans ses analyses !

 

La réaction de John Kerry

Il est intéressant de noter que John Kerry, qui est, rappelons-le, le secrétaire d'État des États-Unis d'Amérique, cette fonction étant l'équivalent de celle de ministre des Affaires étrangères, de noter, donc, que John Kerry a qualifié cette attaque de :

 

"an assault on everybody who cares about and has faith in democracy."

 

ce qui signifie en français :

 

"un assaut contre toute personne qui se soucie de et a foi en la démocratie."

 

Que cela signifie-t-il ? John Kerry affirmerait-il qu'il s'agit d'un assassinat politique ?

 

La réaction d'Hillary Clinton

Hillary Clinton, précédent secrétaire d'État des États-Unis d'Amérique, avant que John Kerry ne la remplace à ce poste, et candidat aux prochaines élections présidentielles aux États-Unis d'Amérique, a déclaré, quant à elle, qu'elle était :

 

"horrified by the assassination".

 

Ce qui signifie en français :

 

"horrifiée par l'assassinat".

 

Ce message, publié sur Twitter par Hillary Clinton, signifie en français :

 

"Il est cruel et terrible que sa vie ait été écourtée par un acte violent d'intolérance politique."

 

Hillary Clinton qualifie donc ce meurtre d'assassinat ainsi que d'acte d'intolérance politique. Serait-ce donc un assassinat politique ?

 

Pour conclure, Hillary Clinton a également déclaré, à propos de Jo Cox :

 

"This is how we must honour Jo Cox - by rejecting bigotry in all its forms, and instead embracing, as she always did, everything that binds us together."

 

Ce qui signifie en français :

 

"Voici comment nous devons honorer Jo Cox - en rejetant le fanatisme sous toutes ses formes, et, à la place, embrasser, comme elle l'a toujours fait, tout ce qui nous lie ensemble."

 

Voilà un appel on ne peut plus clair à voter au maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne ! Une telle déclaration n'étonnera aucunement ceux qui savent que, comme l'a déclaré John Kerry ce 13 février 2016, les États-Unis ont un intérêt profond au maintien de la Grande Bretagne dans l'Union européenne.

 

Un assassinat politique ?

 

Tant John Kerry qu'Hillary Clinton semblent nous dire qu'il s'agit d'un assassinat politique...

Mais alors : Cui bono ?

 

S'il s'agit réellement d'un assassinat politique lié au référendum qui devrait se tenir jeudi prochain, le 23 juin 2016, au sujet du maintien ou du retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne, quels seraient les mobiles des différentes factions en présence ?

 

Un potentiel et hypothétique mobile pour les partisans du maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne pourrait être de vouloir susciter de la compassion à leur égard ainsi que de l'indignation à l'encontre de leurs adversaires ; cela dans l'objectif de faire pencher le résultat du référendum en leur faveur.

Un autre mobile pourrait être d'interdire aux campagnes pro- et anti-Brexit de se poursuivre, ce qui aurait pour effet de favoriser ceux qui ont habituellement accès de manière majoritaire aux grands médias car seuls eux continueraient à bénéficier d'une grande visibilité médiatique. Ce serait le cas, par exemple, de David Cameron, Premier ministre du Royaume-Uni, qui est un des grands partisans du maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne. Et si vous vous demandez pourquoi les campagnes seraient interdites, on pourra toujours vous fournir de spécieux motifs liés au respect envers la victime... Vraiment ? Demanderont certains. En effet, quel serait le rapport ? Et cela serait-il vraiment une marque de respect envers la victime que d'ordonner que soit cessé, officiellement du moins, le combat qu'elle menait pour le maintien de son pays dans l'Union européenne ?

Un autre mobile pourrait encore être d'avoir un prétexte à tout simplement annuler ce référendum dont tous les derniers sondages montraient un incessant progrès des intentions de vote en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne !

 

Un potentiel et hypothétique mobile pour les partisans de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne pourrait être... pourrait être quoi ? Quelqu'un a-t-il la moindre idée valable à proposer ?

 

Finalement, dans l'hypothèse où on considère la volonté de choquer l'opinion publique afin de modifier son intention de vote, ce genre de procédé ne pourrait être utilisé que par ceux qui craignent de ne pas remporter la victoire qu'ils escomptent par le processus démocratique du vote lors de ce référendum. Or les derniers sondages indiquaient comme de plus en plus probable la victoire au référendum des partisans de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne...

 

Il est souvent utile de se poser la question de savoir à qui profite le crime : Cui bono ?

 

Et vous, qu'en pensez-vous ?

 

Conclusion

 

Il appartient à chacun de tirer, ou non, les conclusions qui s'imposent... ou pas...

Assassinat politique ? Pure coïncidence due à l'acte d'un déséquilibré isolé ? Autre hypothèse ?

 

La vraie question est en réalité :

 

Avez-vous réellement envie de connaître la vérité, quelles qu'en soient les conséquences ?

 

 

Mike Werbrouck

Président fondateur du MIB

 

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