Confucius

 

 

Il y a 2.500 ans, Confucius disait déjà :

 

« En situation de crise, la première chose à faire est de redonner aux mots leur véritable sens. »

 

Comment comprendre le monde, comment réfléchir, identifier des problèmes et élaborer des solutions si on ne connaît pas le sens des mots ?

 

Ce lexique, qui ne cessera de s'étoffer avec le temps, donne des définitions claires à des concepts énoncés, pour certains, à peu près quotidiennement et dont, en fait, presque personne ne connaît le sens !

 

_________________________

 

 

Directive européenne :

Une directive européenne impose des buts à atteindre, dans un délai spécifié, aux membres de l'Union européenne qui devront donc inclure dans leur droit interne les nouvelles règles édictées par les institutions européennes : ce processus est désigné par le terme « transposition ».

Cette transposition est obligatoire : tout pays qui n'intégrerait pas à temps dans ses lois nationales ce qu'ordonne une directive européenne se verrait déféré devant la Cour de justice de l'Union européenne et condamné à de très lourdes amendes et astreintes.

Concrètement, cela signifie, qu'au sein des parlements nationaux, ce sont 90 % des lois, voire plus, qui ne sont adoptées qu'en vertu de la transposition de directives européennes. Cela vide de leur sens les élections législatives nationales.

Les institutions européennes imposent leurs lois aux membres de l'Union européenne. Ceux-ci ne sont donc plus souverains et, par conséquent, ne sont plus des États.

Ce concept est développé dans cet article.

 

 

Économie d'échelle :

Une économie d'échelle peut se produire quand on augmente la quantité d'un travail à réaliser. Cette économie d'échelle se traduit par une diminution du coût unitaire ; ce coût pouvant représenter n'importe quelle ressource nécessaire à la réalisation du travail en question : du temps, de l'énergie, du matériel, de l'argent.

C'est ainsi, par exemple, que conduire vos deux enfants à l'école en voiture ne vous demande pas deux fois plus de temps ni d'essence que d'en conduire un seul ; ou encore que construire deux maisons l'une à côté de l'autre ne demande pas deux fois plus de temps ni d'argent que d'en construire une seule.

Ce phénomène connaît, bien sûr, des limites : à partir d'une certaine quantité de travail supplémentaire à fournir, le coût unitaire peut commencer à augmenter. Par exemple, conduire vos quatre enfants à l'école en voiture vous demande à peine plus de ressources que d'en conduire un seul ; en revanche, conduire, en plus des vôtres, les quatre enfants de vos voisins implique soit de faire deux fois les trajets, soit de disposer d'une deuxième voiture ainsi que d'un deuxième chauffeur.

La cause essentielle des économies d'échelle réside dans l'existence de coûts fixes, présents dès la première unité produite. Par conséquent, les économies d'échelle sont d'autant plus importantes que les frais fixes le sont.

 

 

Empire :

Un empire est un ordre politique qui présente simultanément les deux caractéristiques suivantes_:

• Il règne sur un nombre significatif de peuples distincts ayant chacun une identité culturelle différente et un territoire séparé.

• Il présente une flexibilité des frontières jointe à une tendance à l'expansion potentiellement illimitée.

Ce concept est développé dans cet article.

 

 

État :

Un État est un ordre politique qui dispose de la souveraineté.

Les quatre attributs de la souveraineté sont :

• Battre monnaie.

• Faire les lois.

• Rendre la justice.

• Décider de la paix et de la guerre.

 

La souveraineté est un tout indivisible. Elle est consubstantielle de l'État.

Par conséquent, la Belgique n'est plus un État !

Ce point crucial, au cœur de tout débat politique digne de ce nom - car, sans souveraineté, aucune politique, aucune prise de décision n'est possible -, est développé dans cet article.

 

 

Hard power :

Le hard power désigne tous les moyens conventionnels de la diplomatie, c'est-à-dire l'usage, bien sûr, de la négociation ; et l'aboutissement de cette négociation peut être aussi l'usage de la force ; force qui peut être mise en action de multiples façons : sabotage, enlèvement, assassinat, attentats, troubles locaux, guerres civiles et internationales, ces dernières pouvant être directes ou indirectes. Le hard power peut s'utiliser tant contre une puissance étrangère - qui peut être ennemie, neutre ou alliée - qu'à l'encontre de son propre pays.

Ce concept est défini dans cet article.

 

 

Inflation :

Hausse générale et durable des prix. Autrement dit, l'inflation est une perte du pouvoir d'achat de la monnaie. Ce phénomène peut également être nommé "érosion monétaire".

Une faible inflation profite aux détenteurs du capital.

Cette question essentielle est développée dans cet article.

 

 

NAIRU :

Non-Accelerating Inflation Rate of Unemployment. En français : le taux de chômage n'accélérant pas l'inflation.

Un certain taux de chômage est nécessaire afin que l'inflation ne dépasse pas un certain niveau voulu par l'oligarchie. En effet, une faible inflation profite aux détenteurs du capital et un taux de chômage élevé permet à ceux-ci d'exercer une pression maximale sur les salaires afin de garantir la docilité des salariés.

Cette question essentielle est développée dans cet article.

 

 

Politique économique :

Les politiques économiques sont l'ensemble des moyens d'action dont un État dispose pour atteindre les objectifs économiques qu'il se fixe. Ces objectifs peuvent être, par exemple, le plein-emploi, la justice sociale ou encore le transfert des richesses d'une catégorie de la population vers une autre.

Les principaux outils de la politique économique sont la politique monétaire et la politique budgétaire, ainsi que, dans une bien moindre mesure, la possibilité de légiférer, par exemple en promulguant une norme qui pourrait avoir une influence, certes modeste, sur le paysage économique.

La Belgique n'a plus aucune liberté quant aux choix des politiques économiques qu'elle met en œuvre_: elle est contrainte d'obéir, en cette matière comme parmi tant d'autres, aux injonctions comminatoires de la Commission européenne. Cette question fondamentale est développée dans cet article.

 

 

Politique économique conjoncturelle :

Une politique économique est dite « conjoncturelle » quand elle vise des objectifs à court terme, cette limite étant typiquement fixée à cinq ans.

 

 

Politique économique structurelle :

Une politique économique est dite « structurelle » quand elle vise des objectifs à long terme, c'est-à-dire typiquement avec un horizon de plus de cinq ans en vue.

 

 

Protectionnisme :

Le protectionnisme qui s'inscrit dans le cadre de la politique budgétaire, est une politique économique menée par un État et dont l'objet est de protéger ses producteurs contre la concurrence des producteurs étrangers. L'objectif étant, non seulement de peser favorablement sur la balance commerciale, c'est-à-dire de privilégier les exportations tout en limitant les importations, mais également de protéger l'emploi dans certains secteurs d'activité ainsi que de défendre le niveau de vie de la population. De plus, le protectionnisme privilégie les entreprises publiques lors d'appels d'offres de marchés publics. Finalement, le protectionnisme vise à empêcher les investisseurs étrangers de prendre le contrôle d'entreprises nationales.

Les droits de douane constituent l'un des principaux outils du protectionnisme. Les quotas et les normes sont les deux autres.

Cette importante question est développée dans cet article ainsi que dans celui-ci.

 

 

Relance :

Une politique économique de relance consiste en une augmentation des dépenses publiques combinée à une réduction de l'impôt qui touche les couches les moins favorisées de la société.

C'est exactement le contraire de la politique économique que nous impose la Commission européenne ! Une augmentation des dépenses publiques peut être réalisée très efficacement : par exemple, en finançant correctement la justice, l'enseignement, la santé, ou encore en construisant de nombreux logements sociaux. De telles mesures seraient les bienvenues car la Belgique en a grandement besoin, et urgemment encore ! Une politique économique de relance, en plus de répondre aux besoins non satisfaits de la population, garantit à ses couches les plus défavorisées un pouvoir d'achat décent qui, par l'effet du multiplicateur keynésien, stimule grandement l'économie ; en un autre terme : la relance.

 

 

Smart power :

Le smart power englobe tout simplement les concepts de hard power et de soft power ; en d'autres termes, c'est l'usage de tous les moyens d'action possibles.

Le concept de smart power est une coquille creuse qui, bien qu'il prétende englober, par définition, le soft power, n'est, en fait, rien d'autre qu'une entreprise de communication, et donc, par conséquent, un élément, parmi tant d'autres, du soft power.

Ce concept est développé dans cet article.

 

 

Soft power :

Le soft power se définit en opposition, en complémentarité même, du hard power. Le soft power désigne donc tous les moyens non conventionnels, apparemment non violents, utilisés afin d'imposer sa volonté à ceux que l'on considère comme ses ennemis ou ses vassaux, voire à sa propre population : cela peut être, notamment, la rhétorique, le discours, l'instrumentalisation de la culture. Ces moyens indirects d'exercer le pouvoir peuvent se concrétiser, par exemple, dans le cinéma, les séries télévisées, le modèle et les valeurs d'une nation, l'aide humanitaire ou encore la langue.

Ce concept est développé dans cet article.

 

 

Souveraineté :

Cela fait près de cinq siècles que Jean Bodin (1530-1596), philosophe, jurisconsulte, théoricien politique et économiste français, a défini très précisément, dans son ouvrage Six livres de la République (Paris, 1576), ce qu'est la souveraineté.

 

Les quatre attributs de la souveraineté sont :

• Battre monnaie.

• Faire les lois.

• Rendre la justice.

• Décider de la paix et de la guerre.

 

La souveraineté est un tout indivisible. Elle est consubstantielle de l'État.

Par conséquent, la Belgique n'est plus un État !

Ce point crucial, au cœur de tout débat politique digne de ce nom - car, sans souveraineté, aucune politique, aucune prise de décision n'est possible -, est développé dans cet article.

 

 

Transposition :

Processus par lequel une directive européenne est incluse dans le droit interne des membres de l'Union européenne.

Cette transposition est obligatoire : tout pays qui n'intégrerait pas à temps dans ses lois nationales ce qu'ordonne une directive européenne se verrait déféré devant la Cour de justice de l'Union européenne et condamné à de très lourdes amendes et astreintes.

Concrètement, cela signifie, qu'au sein des parlements nationaux, ce sont 90 % des lois, voire plus, qui ne sont adoptées qu'en vertu de la transposition de directives européennes. Cela vide de leur sens les élections législatives nationales.

Les institutions européennes imposent leurs lois aux membres de l'Union européenne. Ceux-ci ne sont donc plus souverains et, par conséquent, ne sont plus des États.

Ce concept est développé dans cet article.

 

 

 

 

Mike Werbrouck

Président fondateur du MIB

 

Ce lexique vous intéresse ? Avez-vous une question ou un commentaire à m'adresser ? Souhaitez-vous voir un concept précis apparaître dans ce lexique ? Écrivez-moi.

 

La reproduction, intégrale ou partielle, de cet article est autorisée dès lors que « Mike Werbrouck tous droits réservés » est mentionné, accompagné d'un lien vers la présente page.