La censure continue !

 

Ce 23 novembre 2016, le Parlement européen a voté sa résolution sur la communication stratégique visant à contrer la propagande dirigée contre elle par des tiers. Je vous invite à lire ce texte et à juger par vous-même son contenu.

 

Cette résolution, comme son nom l'indique, vise à lutter contre la propagande dirigée contre l'Union européenne par des pays tiers. S'il ne s'agissait que de cela, ce ne serait que de bonne guerre : dans un régime démocratique où règne la liberté d'expression, la propagande se combat par une efficace contre-propagande, qu'on peut désigner sous le terme de réinformation. Mais s'agit-il seulement de cela ? Ne s'agit-il pas, de  l'étape initiale d'un processus qui viserait tout simplement à museler un certain genre de médias qui oseraient dénigrer l'Union européenne ou les visées atlantistes ? Des médias russes sont nommément cités comme, par exemple, au point 8 du texte, Russia Today ou Sputnik. Combien de temps leur sera-t-il encore permis de critiquer l'Union européenne et l'OTAN ?

 

Il est, par ailleurs, remarquable que ce texte se livre, dans sa forme, à un scandaleux amalgame d'une incroyable mauvaise foi entre la Russie et l'État Islamique ! Il n'existe, en effet, aucun lien entre eux : la première combattant on ne peut plus efficacement le second. Au lieu de poursuivre sa sempiternelle propagande contre la Russie, l'Union européenne ferait mieux de reconnaître que la Russie est un partenaire essentiel pour la sécurité et pour la paix, tant au niveau européen que mondial.

 

Dans cet ordre d'idée, il est remarquable que le texte de cette résolution fasse de nombreuses références à l'OTAN. Cet acronyme « OTAN » y apparaît, en effet, pas moins de onze fois et est même le dernier mot de cette résolution ! Mais cela n'étonnera aucunement tous ceux qui ont parfaitement compris que l'OTAN et l'Union européenne sont les deux faces - l'une militaire, l'autre politique_- d'une même médaille.

 

Alors qu'on ne cesse de nous répéter, depuis toujours, que la liberté d'expression et de presse est une des caractéristiques fondamentales de la démocratie, voilà que le Parlement européen légifère contre ladite liberté de presse... Les observateurs attentifs verront là, de la part des institutions européennes, une lourde incohérence, incompatible avec la démocratie ; mais ceux qui ont parfaitement compris que l'Union européenne n'est qu'une dictature qui ne dit pas son nom ne seront pas étonnés le moins du monde.

 

Un aveu pour le moins cocasse

 

Les grands médias occidentaux étant, depuis longtemps, totalement contrôlés par l'oligarchie financière et industrielle au pouvoir, personne ne devrait s'étonner de la perpétuelle et scandaleuse propagande européiste et belliciste à laquelle ils ne cessent de se livrer.

 

Il est quand même intéressant de constater que cette situation en est à un tel point que certains journalistes trouvent tout naturel de l'admettre en public, dans l'exercice de leurs fonctions. C'est ainsi que la présentatrice Roselyne Dubois admettait, en toute candeur, le 14 juin 2016 sur BFM TV, que les médias manipulent l'opinion publique à propos de l'Union européenne.

 

Roselyne Dubois, le 14 juin 2016

 

Vous avez bien entendu, Roselyne Dubois a déclaré  :

 

« Nous médias, comme vous élus, on n'arrive pas à faire passer visiblement cette idée que l'Europe apporte quelque chose. Alors concrètement, qu'est-ce qu'il faut changer ? Il y a un vrai mea culpa à avoir. »

 

Ainsi, d'après Roselyne Dubois, le rôle des médias serait de faire passer des idées européistes ! Voilà un aveu pour le moins cocasse ! En effet, des médias dignes de ce nom, exerçant leur activité dans un environnement démocratique, se devraient de relater des faits et non de se livrer à de la propagande.

 

Le moins qu'on puisse dire, c'est que cette déclaration de Roselyne Dubois est assez extraordinaire !

 

Erreur 451 ?

 

Le code d'erreur internet « Erreur 451 » signifie « Indisponible pour des raisons légales ». Ce code d'erreur, officiellement approuvé en décembre 2015,  avait initialement été proposé, peu après la mort de l'écrivain Ray Bradbury, en 2012, comme référence avouée à son roman dystopique de science-fiction Fahrenheit 451.

 

« Erreur 451 » est donc le message d'erreur utilisé en cas de censure d'une page internet. Bien sûr, afin de dissimuler la censure elle-même, ce message « Erreur 451 » peut, lui aussi, être censuré à l'occasion et, dans un tel cas, n'apparaîtra donc tout simplement pas.

 

C'est le moment ou jamais de lire, ou de relire, Fahrenheit 451. La relecture d'œuvres classiques, mises en rapport avec la situation actuelle, peut procurer une saisissante perspective !

 

Ray Bradbury

Fahrenheit 451

1953

 

Cette œuvre dystopique nous présente une société qui prohibe les livres sous le prétexte qu'ils n'inspireraient que des pensées dangereuses. Dans ce monde déshumanisé, où la bêtise est élevée au rang de manière de vivre, les individus, vivant chacun malheureux et retranchés au plus profond de leur égoïsme, se contentent de l'opinion officielle et ne comprennent en fait plus rien.

 

Dans cette Union européenne qui restreint de plus en plus la liberté d'expression et qui grave même dans le marbre de la loi la possibilité de pratiquer la censure, cet incontournable classique est, chaque jour un peu plus, d'actualité.

 

Conclusion

 

Le fait que l'oligarchie au pouvoir en soit réduite à graver dans le marbre de la loi la possibilité pour elle de se livrer à la censure met à jour, encore un peu plus, les incohérences de son système de domination des peuples.

 

Il est temps d'en finir avec cette comédie ! L'Union européenne est un piège dont il faut sortir au plus vite afin de restaurer la démocratie en Belgique ! Adhérez au MIB !

 

 

Mike Werbrouck

Président fondateur du MIB

 

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